Une vaste réforme de l’enseignement général et supérieur a été dévoilée début 2026. Elle risque, entre autre, de priver 25 000 élèves d’accès à l’enseignement supérieur tout en aggravant les difficultés financières des familles en situation précaire.
Une mesure particulièrement controversée concerne la suppression de la 12 e année. L’enseignement prendra fin après la 11 e année. Il s’agit d’une rupture avec les conventions européennes où douze années de scolarité sont requises pour entrer à l’Université. La suppression de l’année de terminale rendra très difficile l’admission d’étudiants géorgiens dans les universités européennes.
Autre effet de cette loi: au lieu des 25 000 candidats, près de 40 000 étudiants passeraient les examens unifiés en 2027, ce qui diminuerait considérablement les chances d’admission aux études supérieures. Les autorités, face à la contestation, semblent vouloir assouplir la loi, mais sans convaincre une société civile qui n’a aucune confiance dans un gouvernement qui, sur d’autres sujets, n’a pas hésité à mentir pour arriver à ses fins.
Dans cette loi figure aussi la suppression des subventions publiques aux universités privées. Près de 7 000 étudiants n’auraient alors plus les moyens de financer leur études (les frais de scolarité des universités privées varient de 3 000 à 6 000 GEL).
Enfin la nouvelle règle « Une Faculté – une ville » limite l’autonomie universitaire, restreint la liberté de choix des étudiants, et peut entrainer des déménagements coûteux. En outre, ne pouvant choisir qu’une seule université, l’étudiant aux résultats insuffisants n’a pas de deuxième chance, et se voit exclu de l’enseignement supérieur.
Les observateurs de l’OSCE, les représentants de la Société Civile, les partis d’oppositions, avertissent que de tels changements, vont contraindre des milliers d’élèves à quitter l’école et considérablement affaiblir l’alignement de la Géorgie sur le normes européennes. Mais n’est-ce pas l’objectif ?
