Comment, en Géorgie, le pouvoir actuel a choisi de rompre avec l’Europe,
avec la démocratie, avec le peuple

 

L’objectif de ce blog est de rappeler aux amoureux de la démocratie comment, en l’espace de 3ans , le Rêve Géorgien et son dirigeant l’oligarque Bidzina Ivanishvili, ont sapé les libertés publiques pour, progressivement mais sûrement, placer la Géorgie dans le camp des régimes autocratiques. Le modèle étant clairement la Russie.

Depuis février 2022 et l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le gouvernement géorgien, qui affichait son ambition de rejoindre l’Europe montre son vrai visage. Pour le parti « le Rêve géorgien » et son dirigeant l’oligarque Ivanishvili, l’avenir ne s’inscrit pas à l’ouest mais au nord. Le choix, d’abord dissimulé, mais de plus en plus clairement affiché depuis 3 ans, ne fait aucun doute, non seulement se rapprocher, mais s’aligner sur Moscou.

 

Ces 3 dernières années, le parti de l’oligarque a cherché par tous les moyens, à se maintenir au pouvoir. Elections truquées, lois liberticides, répressions des manifestations, attaques contre les partis d’opposition. La liste est longue….

 

Dans ce contexte, un fait demeure: la population géorgienne ne cède pas. Elle continue à se battre et à résister « hic et nunc ». Depuis 5 mois, des manifestations ont lieu tous les jours, les partis s’organisent, la Présidente Salomé Zourabichvili fédère les oppositions et entretient des contacts internationaux qui pourront se révéler décisifs. A contrario, le gouvernement du « Rêve géorgien » accentue sa répression, prépare de nouvelles lois pour mettre la société civile en « coupe réglée », tout cela sur fond de corruption et de concussion. Chaque jour, ou presque, un nouveau scandale est révélé par une presse dont la liberté se restreint pourtant dangereusement …

 

En créant ce blog nous voulons d’abord contribuer à éclairer, en prise directe, ce présent immédiat qui, en Géorgie s’écrit sous nos yeux. Permettre à nos lecteurs de bénéficier d’une synthèse thématique hebdomadaire leur permettant à la fois d’être informé et de décoder les événements qui se déroulent tous les jours. De plus en plus de journalistes sont interdits d’entrée sur le territoire géorgien créant ainsi un vide informationnel que nous tenterons, à notre mesure, de combler.