Automne en Géorgie : vote de lois répressives et liberticides

Automne en Géorgie : vote de lois répressives et liberticides

En octobre, le Parlement géorgien a adopté une série de lois répressives et liberticides. Il est crucial de les rappeler pour montrer à quel point le pouvoir s’éloigne des standards démocratiques, s’enfonçant sans vergogne dans le camp des régimes non seulement « illibéraux » (Hongrie…) mais franchement « dictatoriaux » (Russie, Biélorussie…).

 

 

Des lois conçues pour réprimer toute contestation populaire et briser les manifestations quotidiennes : porter un masque, bloquer une rue, ralentir la circulation lors de rassemblements sur la voie publique…pour chacun de ces « délits » le manifestant risque de 15 à 60 jours de prison ferme. Les récidivistes peuvent écoper jusqu’à 2 ans d’emprisonnement. De nombreux témoignages attestent que la police n’hésite pas à arrêter brutalement de simples manifestants présents sur place. Ces lois ont été votées par un Parlement aux ordres, dans le but de dissuader toute opposition. Pourtant, à Tbilissi, chaque soir, l’avenue Roustaveli devient le théâtre d’un peuple qui réclame démocratie et Europe…

 

 

Des lois pour interdire à plusieurs centaines de personnes d’exercer des activités politiques. En septembre, la ministre Téa Tsulukiani a accusé l’opposition de constituer un obstacle au « régime sain » du Rêve Géorgien et de son chef l’oligarque Bidzina Ivanichvili. La loi adoptée pointe des centaines de personnes — selon le „président du Parlement“ — qui seront interdites de fondation ou de participation à des partis politiques, d’occuper des postes de responsabilité ou d’exercer des fonctions publiques. L’illégitime président de l’illegitime Parlement, Shalva Papouachvili, a même indiqué que de nombreuses figures non affiliées à l’opposition, mais considérées comme proches, pourraient être visées, y compris artistes et intellectuels aux tendances démocratiques et européistes.

 

Tout cet arsenal législatif répressif s’inscrit logiquement dans la longue liste des lois dites « russes » qui ont contribué à mobiliser la population et à mettre le feu aux poudres. Sera-t-il suffisant pour éteindre une aspiration démocratique partagée par l’immense majorité des Géorgiennes et des Géorgiens? Certainement pas.

Source : Civil Georgia

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L’objectif du blog est de rappeler aux amoureux de la démocratie comment le rêve géorgien a réussi à empiéter sur la liberté et à rejoindre les rangs des autocrates, dont le modèle est clairement la Russie.